La compagnie ferroviaire britannique First Great Western propose quelques places avec un écran LCD incorporé au siège devant soi. Ce système permet par exemple de louer des films à la demande pour quelques livres sterling. Récemment, ces écrans permettent de voir où se trouve le train sur une carte... d'OpenStreetMap.
D'après Simon Clayson, l'auteur de la photo, ce service gratuit est précédé d'un remerciement à la communauté OpenStreetMap.
[OSM] OpenStreetMap sur une ligne de train
[Map] Enveloppe personnalisée
Deux designers, Rahul Mahtani et Yofred Moik, proposent l'idée d'envoyer des emails par la poste. Derrière cette idée stupide se cache une chouette réalisation : des enveloppes imprimées avec une carte situant le destinataire et l'expéditeur.
A quand un logiciel pour imprimer de telles enveloppes à partir d'OpenStreetMap ?
[OSM] TechCrunch a une définition claire d'OpenStreetMap
TechCrunch est un blog journalistique très connu aux États-Unis. Sa ligne éditoriale tourne autour des success-stories du Web2.0, en s'attardant donc sur le montage d'entreprise et ses self-made-mans. Quand TechCrunch décide de publier un article sur OpenStreetMap, c'est en présentant "OpenStreetMap par CloudMade".
L'article est éloquent :Beaucoup de personnes décrivent OpenStreetMap de CloudMade comme le "Wikipedia pour la cartographie". [...] CloudMade a permis la création d'un nouveau genre d'applications.
Évidement, la communauté OpenStreetMap, très susceptible, a demandé à l'auteur, Michael Arrington, de corriger ses propos. Auquel il répond :Je comprend parfaitement le rapport entre CloudMade et OpenStreetMap. [...] Mais pour la grande majorité de nos lecteurs, c'est une information inutile. Il est clair que CloudMade contrôle le projet OpenStreetMap. [...] Si seulement 1% de nos lecteurs y portait un intérêt, j'écrirais une notule sur la manière dont ces projets peuvent rester sur les rails, et pourquoi il y a toujours une seule entreprise qui les contrôle. Il existe quelques exceptions mais elles ne sont pas nombreuses. Et ceci n'en est pas une. Le créateur de CloudMade est également le Président et fondateur d'OpenStreetMap. N'importe qui, qui penserait qu'OpenStreetMap n'est pas géré par CloudMade, ne comprend tout simplement pas comment fonctionne ce type de projet.
Puis il finit par traiter la communauté OpenStreetMap de vicieux et clos les commentaires.
Quel est le moteur des projets communautaires ?
Cet épisode malheureux est intéressant ; il met en question le fondement même des projets communautaires. Pour Michael Arrington, un projet communautaire ne peut survivre sans un intérêt financier. Même s'il n'a peut-être pas tout faux sur le contrôle de CloudMade, cette vision reste hautement capitaliste et égoïste. Elle ignore complètement l'aspect social et les relations humaines qu'apportent les projets communautaires. N'importe qui ayant déjà participé à une association à but non lucratif "à la française" (type loi 1901) peut le constater : le bénéfice n'existe pas et ce qui permet au groupe d'avancer, ce sont les interactions humaines qu'il apporte.
[Map] Une carte sur la liberté d'expression
La liberté d'expression et la censure d'Internet a été récemment médiatisé avec le retrait de Google de Chine. Mais la Chine est loin d'être l'unique gouvernement à vouloir contrôler Internet. Google reçoit régulièrement des demandes en provenance de gouvernements du monde, soit pour obtenir des données privées, soit pour retirer le référencement de certains contenu. Google a décidé de présenter ces requêtes sous forme de carte.
On y apprend que le gouvernement français a réclamé à Google l'accès à des données personnelles 846 fois entre juillet et décembre 2009 (dont 2/3 ont aboutit), ce qui le classe dans le top 5 des Big Brothers. Ces données peuvent être des adresses IP, des accès à des comptes Gmail, etc. Concernant la censure de référencements, la France fait bonne figure avec moins de 10 requêtes.
Les gouvernements les plus curieux sont le Brésil, les États-Unis et l'Angleterre. Les gouvernements les plus censeurs sont le Brésil, l'Allemagne et l'Inde. Cette carte sera remise à jour chaque année.
[OSM] Nike utilise OpenStreetMap... mais rate le plus important
La dernière campagne marketing de la marque Nike consiste à organiser une course d'orientation à travers Londres. Il ont inondé la ville de dépliants avec des cartes réalisées pour l'occasion. Leur choix s'est judicieusement porté sur OpenStreetMap.
Malheureusement, ils ont oublié le plus important : la mention de la provenance (OpenStreetMap) et la licence virale (CC-BY-SA). Du marketing viral qui utilise une licence virale, l'idée était plutôt bonne. Nike aura décidément du mal à se racheter une vertu.