WheelMap.org est une interface pour l'édition d'OpenStreetMap, axée sur l'accessibilité en fauteuil roulant. La prise en main est simple : chaque commerce (banque, boulangerie, etc.) ou équipement (toilettes, etc.) est représenté par un marqueur sur la carte. En cliquant dessus, il est possible d'indiquer le niveau d'accessibilité pour les fauteuils roulants. Un code couleur (vert, jaune ou rouge) permet alors de trouver les commerces et équipements accessibles.
[OSM] WheelMap
[OSM] Les londoniens sont des spermatozoïdes
Martin Austwick et Oliver O'Brien se sont amusé à animer les trajets des londoniens empruntant les vélos à borne (style Vélib'). La journée représentée est le 4 octobre 2010, jour de grève des transports en commun, et donc plus fort taux d'utilisation des vélos à bornes.
London Hire Bikes animation from Sociable Physics on Vimeo.
Le trajet exact de chaque vélo n'est pas disponible. Ils se sont donc basé sur OpenStreetMap afin de déterminer un trajet probable à travers Londres, en évitant les grands axes de circulation... et les contre-sens.
[UGC] Du contenu généré par les utilisateurs... des services concurrents
Les plateformes de contenu généré par les utilisateurs ont le vent en poupe. Récemment, Google a révélé un paradigme ingénieux de Microsoft, consistant à générer du contenu non pas à partir de son service, mais à partir des services concurrents.
Le contenu dont on parle est le classement des résultats de recherche. D'un côté le moteur de recherche de Google, de l'autre le moteur de recherche de Microsoft : Bing. L'aspect "contenu généré par les utilisateurs" intervient, car chacun de ces moteurs de recherche enregistre les clics des utilisateurs, afin d'améliorer l'organisation des résultats.
Prenons un exemple. Imaginons qu'après une recherche du terme cassoulet, 51% des utilisateurs cliquent sur l'article Wikipedia correspondant. Le moteur de recherche a tout intérêt à classer cette page en première position, car elle correspond au souhait majoritaire des utilisateurs.
Si vous souhaitez vérifier, allez sur Google, faites une recherche quelconque, puis faites un clic droit sur un résultat et sélectionnez "copier l'adresse du lien". Collez l'adresse quelque-part, vous obtiendrez une adresse indirecte, passant par Google, destinée à épier vos clics.
Habitudes de navigations sur les services concurrents
Le génie de Microsoft est de ne pas se limiter à son propre moteur de recherche. Si vous utilisez la barre d'outils Bing, ou Internet Explorer, vous avez probablement autorisé Microsoft à améliorer ses services via l'envoi d'informations sur vos habitudes de navigation. L'une de ces habitudes de navigation est, par exemple, l'utilisation d'un moteur de recherche concurrent. Google a ainsi découvert que les clics sur les résultats de recherches de Google sont pris en compte par Microsoft pour améliorer son propre moteur de recherche, Bing.
Imaginons que vous utilisiez Internet Explorer et que vous ayez laissé activé l'envoi d'informations à Microsoft. Vous recherchez eccéité sur Google et cliquez sur l'aticle Wikipedia correspondant. Internet Explorer va envoyer cette information à Bing, afin d'améliorer l'organisation de ses résultats pour la recherche d'eccéité.
Aussi, et contrairement à ce que Google veut laisser croire, Microsoft ne semble pas copier directement les résultats de Google. D'un point de vue juridique, le plagiat et donc l'illégalité ne sont pas si évidents...
hiybbprqag, mbzrxpgjys et indoswiftjobinproduction
Google a découvert ce fonctionnement en ajoutant volontairement des résultats absurdes dans leurs propres recherches. Les termes hiybbprqag, mbzrxpgjys et indoswiftjobinproduction renvoyaient, contre toute logique, des résultats sur Google. A l'heure actuelle, ces termes renvoient évidemment un ensemble d'articles qui ont repris l'histoire. Après un temps de propagation, le moteur Bing avait appris les meilleures réponses à ces recherches, et renvoyait les mêmes résultats que Google.
Indirectement, Google a ainsi démontré qu'il est possible pour un groupe d'utilisateurs malintentionné d'influencer les résultats de Bing, à l'instar d'un bombardement Google. C'est contre ce genre de pratique que Microsoft laisse planer le doute sur son algorithme, et que l'ensemble des connaissances actuelles ne sont que des déductions.
[Open] OpenData à Paris
Plusieurs villes françaises ont déjà franchi le pas. Celui de rendre accessible leurs banques de données sous licence libre. Paris suit le pas.
La variété des données est impressionnante :
- Carte détaillée des trottoirs,
- Liste d'équipements publics: bibliothèques, gymnases...
- Parcs, jardins, arbres,
- Quantité des prénoms donnés,
- Statistiques de bibliothèques,
- ...
On apprend par exemple que le top des prénoms entre 2004 et 2010 à Paris sont :
1. Alexandre
2. Paul
3. Thomas
Le nombre de décès sur Paris est notablement plus bas en août, et atteint un pic en janvier.
On dénombre chaque année une vingtaine de naissances dans les 1er au 9ème arrondissements.
Paris est agrémenté de 13 pigeonniers.
Une interface soignée
Toutes ces données sont proposées sous forme d'une bibliothèque soignée, que l'on peut trier par thème ou par format de fichier. Chaque banque de données possède même un petit résumé pour expliquer en quoi elle consiste. L'objectif est évidemment d'inciter les passionnés et les entreprises d'en faire quelque chose d'intéressant : application mobile, service web, etc.
Licence ODbL-like
La licence est basée sur l'ODbL... la licence créée pour OpenStreetMap. Il est possible d'en faire un usage commercial, mais le plus notable est l'aspect share-alike. Si vous complétez ces données, vous êtes dans l'obligation de redistribuer vos nouvelles données.
[OSM] Polatch 2
Potlatch est l'application Flash qui permet d'éditer OpenStreetMap directement de votre navigateur. La seconde itération est en développement depuis de nombreux mois et est intégrable dans des sites externes. CycleStreets permet par exemple de l'utiliser.
Cela se passe ici. Il vous faudra un compte OpenStreetMap pour sauvegarder vos modifications.
L'interface est très légèrement déroutante. Voici quelques astuces pour se familiariser rapidement avec :
- La touche "Echap" permet de valider (un point, la fin d'une ligne, etc.) ;
- Si vous voulez tracer une ligne (route, chemin, etc.), cliquez directement sur la carte pour commencer ;
- Si vous voulez ajouter un point (pylône, conteneur à verre, etc.), faites glisser un élément de la palette de gauche vers la carte ;
- Lorsque vous avez sélectionné un élément, un petit (i) peut apparaître dans la palette de gauche. Cliquez dessus pour obtenir la fiche wiki de ce type d'élément (je trouve ça très pratique).
Si vous préférez Potlatch 2 à Potlatch, vous pouvez le définir comme éditeur par défaut sur le site officiel d'OpenStreetMap. En haut à droite du site, cliquez sur votre pseudonyme, puis sur l'onglet "mes options".